HISTORIQUE

En bref...

1915 :

Fondation de la société SCHAUBLIN à Malleray par Charles Schäublin - Fabrication de tours appliqués à l'industrie horlogère

1924 :

Ouverture de la première succursale à Delémont, pour continuer la fabrication des pinces de serrage qui avait débuté en 1920 à Malleray. Au début, l'usine de Delémont occupait 18 personnes. Par la suite, elle fut agrandie à deux reprises, en 1940 et en 1957/58

1929/1930 :

Construction de l'usine de Bévilard, qui devient le siège principal et qui subira maints agrandissements par la suite

1940 :

Agrandissement de l'usine de Delémont

1941 :

Agrandissement de l'usine de Bévilard (surface totale : 4500 m2)

1946 :

Engagée sur la voie du développement technique et commercial, l'entreprise est transformée en société anonyme, sous la raison sociale : "Fabrique de machines SCHAUBLIN SA", et nouvel agrandissement de l'usine de Bévilard (surface totale : 6500 m2)

1953/54 :

Une nouvelle usine est construite à Orvin dans le but de créer une industrie locale destinée à freiner l'exode des jeunes gens vers la ville

1956 :

Acquisition de l'usine de Tramelan, par la reprise de AOMP. Transformation de l'ancienne usine de la gare à Malleray-Bévilard en un Foyer Schaublin (gîte et couvert à bon marché dans des locaux agréables pour les jeunes ouvriers et stagiaires de l'usine) et fabrication des rotules sous licence Unibal® (Delémont)

1969/70 :

Construction d'une nouvelle usine à Delémont, climatisée, à quelques centaines de mètres de la première

1971/72 :

Dernier agrandissement des ateliers de Bévilard (le huitième depuis 1930) avec de nouveaux locaux de montage et vernissage climatisés

1991 :

Installation dans le nouveau site

2000 :

Reprise de SCHAUBLIN S.A. par la compagnie RBC-USA


C'était il y a 89 ans.

Avril 1915. Un train remonte la vallée de Tavannes. A son bord, un jeune militaire qui, au bénéfice d'un congé, rejoint son domicile à Tramelan. Il a 32 ans, une passion : la mécanique, et un but : créer sa propre entreprise.

Il s'appelle Charles Schäublin. Il est né en 1883, à Waldenburg (BL). Jusqu'ici, il a accompli un apprentissage de mécanicien (couronné par un premier prix lors de l'examen final). Ensuite, à l'image des Compagnons du Tour de France, il a entrepris ce qu'on pourrait appeler un "Tour régional de la mécanique". On le trouve successivement chez Schild à Granges, à Tavannes Watch, chez Omega à Bienne, à nouveau à Granges chez Lambert, et enfin à Tramelan, où il s'est associé avec les frères Burri. A l'époque qui nous intéresse, il vient de quitter ses associés, bien décidé à voler de ses propres ailes.

Le train transportant notre permissionnaire s'arrête en gare de Malleray. C'est encore un tout petit village, à vocation agricole comme ses voisins, mais on y trouve déjà quelques embryons d'industrie, l'horlogerie en particulier. Et justement, le wagon dans lequel se trouve Charles Schäublin stationne devant une petite usine désaffectée à la suite d'une faillite. Le futur industriel n'hésite pas : c'est là qu'il va s'installer. Le lendemain, il revient à Malleray et une promesse de vente est signée le 8 avril 1915. C'est le début d'une aventure qui, aujourd'hui, dure depuis presque 90 ans. Parions qu'à l'époque, pas plus les habitants de Malleray que leurs voisins du tout aussi modeste village de Bévilard ne se doutaient que leur région connaîtrait un tel essor et que, quelques décennies plus tard, l'entreprise ainsi fondée jouirait d'une réputation mondiale. Le modeste atelier des débuts, caractérisé par ses arbres de transmission, ses courroies dans tous les sens, le manque de lumière, les machines noires aux formes tarabiscotées, a cédé la place à l'entreprise actuelle, que tout le monde connaît.

Les débuts ne furent pas faciles : la guerre mondiale, de grandes difficultés pour obtenir des machines, des matière premières ou former du personnel. Puis ce furent les graves crises des années 1920-1923 et 1929-1933, le développement de nouvelles machines et la création de nouvelles usines. Pour toutes ces tâches, Charles Schäublin va se faire assister, dès 1916, de son beau-frère : Emile Villeneuve. Né en 1890 à Corgémont, ce dernier est alors maître secondaire et enseigne à Tavannes. Il se consacrera à l'organisation financière et commerciale de l'entreprise, alors que Charles Schäublin va axer ses efforts sur la construction et la fabrication industrielles.

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